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Women’s March


Le 21 janvier 2017, une semaine après la prise de fonction de Donald Trump en tant que président des États-Unis, se tenait à Washington, une deuxième manifestation d’opposition au nouveau résident de la Maison Blanche : la Women’s March. Au même instant, des milliers d’autres marches des femmes se déroulaient aux États-unis et de part le monde.




Quand le féminisme rallie par-delà les genres,
les cultures et les frontières


Samedi dernier, des millions de personnes ont marché de part le monde en réaction aux propos sexistes et misogynes tenus par Donald Trump. À Washington, nous étions un million ; la capitale étant pour nombre de manifestant.e.s l'endroit où il fallait être. Ainsi, dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 janvier, des centaines de bus ont convergé vers « DC », certains venant de Floride ou du Kansas, d'autres de Californie ou encore de Seattle. De mon côté, c'est l'état du Vermont que je quittais pour un jour et deux nuits, avec au programme, deux fois dix heures de route et une journée de marche. J'allais découvrir sur place que mon bus était à l'image de tous les autres, composé de femmes et d'hommes de tous âges, de parents accompagnés de leurs enfants, de femmes seules, de couples, toutes et tous unis autour d'une même cause : la lutte pour le droit des femmes et le respect des droits humains.

J'ai commencé à ressentir l’effervescence du rassemblement sur les aires d'autoroute. Plus on se rapprochait de la capitale, plus les bus étaient nombreux. D'aire en aire, les Pussy Hat commençaient à recouvrir les têtes ; qu'ils soient tricotés, cousus ou crochetés, ces roses chapeaux-chatte se sont imposés samedi comme le signe d'une unité et d'un appel à l'action. Haute en couleur, cette manifestation l'était aussi grâce aux milliers de pancartes faite-maison qu'arboraient les participant.e.s. On pouvait y lire nombre de slogans inspirants et fédérateurs, tour à tour pour – le droit à disposer de son corps, l'accueil des immigrants, l'accès à l'éducation - ou contre - les guerres, l'ignorance ou la haine. L'indignation et la peur ont fait naitre un mouvement international dans lequel nombre de minorités et de sympathisant.e.s se reconnaissent. Cette convergence de luttes signe le refus de millions de personnes à être gouverner par un homme qui ne semble pas disposer des valeurs et de l'intelligence que l'ont attend d'un président.

Sur place, ces manifestations-parenthèses d'ampleur historique laissent place aux inquiétudes, alors même que Donald Trump a choisit de rallier à ses côtés un vice-président anti IVG et que les républicains risquent de rafler une large majorité de la Court-Suprême. Si comme le criait ce slogan « résister c'est construire l'espérance », la résistance est plus que jamais de rigueur ici ou ailleurs, car l'histoire nous l'a déjà montré, les droits fondamentaux ne sont malheureusement jamais acquis.


Article commandé par Le Courrier des Pays de Retz
Paru le 27 janvier 2017