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Let’s talk second chances

Projet en cours aux USA -  2017/2020
Titre précédent : I’m not a bad guy

+ Un documentaire de création
+ Un projet de livre photographique
+ Un projet d’ateliers de photographie participative










L'expression « A sense of place » désigne ce sentiment particulier et personnel que l'on peut développer au contact d'un endroit. Contre toute attente, j'ai développé un grand attachement à la ville de Rutland. En 2017, je suis restée six mois dans cette petite ville post-industrielle de 15 000 habitants de l'Etat du Vermont, Nouvelle-Angleterre, USA. C'est ici que j'ai entendu pour le première parler de la crise des opioïdes. Depuis, je suis revenue trois fois sur place, pour clarifier mes intentions et continuer de comprendre ce qui se joue ici. Accueillie par la communauté, je développe à mon rythme un projet global. J’observe. Je mène des entretiens. Je me nourris du réel pour trouver au fur et à mesure une juste place, au côté des strutures et personnes qui partagent avec moi leur quotidien ou leur histoire...

Comme d'autres états ou villes post-industriels des Etats-Unis, Rutland fait face à de nombreux challenges dont les principaux sont la pauvreté et l'épidémie des opioïdes. À ce jour, le Vermont fait partie des dix états les plus touchés par cette crise sanitaire. Même si le nombre annuel de décès par overdose continuent de s'accroitre, le petit État est reconnu pour faire un travail de qualité dans son combat contre la crise.




Il y a sept ans, suite au décès accidentel d'une jeune adolescente qui s'est faite renverser par un homme qui se droguait en conduisant, la communauté locale réagit collectivement pour faire face aux problèmes de drogues qui la déciment. À cette époque, Rutland a très mauvaise réputation. La seconde ville du Vermont est la plaque tournante des drogues qui remontent de New-York, de Boston, ou Springfield, Massachusetts. Même si cette réputation persiste, de nouveaux récits se construisent, notamment celui d'une ville qui s'est fédérée pour rebondir, d'une petite cité qui vise individuellement et collectivement la résilience.

Le projet que je développe comprend un documentaire de création - accompagné par la société de production A perte de Vue - des ateliers photos qui mobilisent l'approche de la photographie participative en direction de femmes souffrant d'addictions, et un livre photographique composé de plusieurs séries photo, de poésie, et probablement de témoignages.

Au cœur de ces projets, par de-là le geste artistique - la création d’un documentaire et d’un livre photographique - il y a mon désir de dé-construire les préjugés et les peurs que nourrissent l'addiction, de partager les points de vue et les expériences de ceux qui la vivent et de mettre en lumière les premiers résultats positifs dans cette lutte contre l’épidémie des opioïdes.

Poésie de Samatha Cochran


Please don't open Pandora's box, her secrets are as sly as a fox. She is a rigged layered box compelled by thoughts. Her curves are voluptuous through and through. Her time turns to night terror into fright. Standing at the end of a darken tunnel praying for light or at least guidance to what is right. No thought, no sight, no wrong, no right. Not rudeness nor polite, no forgiveness, no fight. Just standing alone in the moment tonight Pandora's box in sight. Where did you go, who did you know. Who did you love and who did you through. Time makes you weary you already know.Who tells the truth and who puts on a show. Pandora's box knows, but the truth is barried so deep it never flows. Nothing is alive therefor nothing grows. Entangled in sorrow it is  a pitiful tomorrow. Pandora's box knew and she fitted to me like Cinderellas shoe, left me puzzled without a clue. I got up and engaged I didn't want to be left behind in old age. Life is a maze where only the strong find their ways. People with riches like to play. The good and the humble never stay. I was trained to pray, but that thought drifted away. Because of things I have saw, broken so badly my only choice was to crawl. Have you ever had a man smack you cause you were to tall then promise he would catch you if you fall. As my skin thickened I built a wall. Everyone noticed everyone saw. Always escaping deaths claw. How I ask if I am so minuscule and small. Pandora's box holds it all, fiction or truth I just want out of this depressive sleuth but I am bound with chains with no proof. I wonder how long I must stay. I go to sleep awakening hoping tomorrow is a better day.



J’ai rencontré Samantha en mars 2019.
Elle est l’une des résidentes de Mandala House, une maison de transition pour femmes, basée à Rutland.
J’ai été impressionnée et touchée par sa poésie et son slam.
J’embarque donc Samantha dans mon projet.










Let’s talk second chances a bénéficié du parcours d’accompagnement pour réalisateur porté par la Plateforme - Pôle Audiovisuel et Cinéma des Pays de le Loire. Il a été sélectionné pour Les Rencontres d’Août 2018, résidence pour binôme de réalisateur/producteur durant les États généraux du documentaire de Lussas (Ardèche).

Il est accompagné par la société de production A perte de Vue, a reçu les aides au développement des régions Pays de la Loire et Bretagne, ainsi que de la Procirep.
Ce projet est soutenu par la galerie 77ART et le Centre Photographique du Vermont.








Remerciements infinis aux hommes et aux femmes qui me font confiance en me confiant leur histoire et leur visage, ainsi qu’aux structures locales qui me soutiennent : Terese Black - Dismas House, Keith Tallon - Rutland Probation and Parole - Department of Corrections, Kiley Dixon - Rutland Treatment Court Docket, Mandala House, Evergreen et l’équipe et les volontaires de Turning Point.

Merci à Martha pour les références et mises en relation, à Colleen pour les traductions, à Elissa pour son amitié. Merci à Shawn, qui a donné vie au projet de film.
To be continued...